Gabao Hip hop lève ses rideaux cette semaine

août 9, 2009

GabaoReporté à cause du décès d’Omar Bongo, le festival Gabao, prévu initialement mi-juin, se tiendra finalement du 13 au 15 août. Malgré certains désistements.

Deux mois. C’est le temps qu’il aura fallu à l’équipe de Gabao, autour de Jules Taguiawa, pour réorganiser cette septième édition, prévue du 11 au 14 juin mais reportée après le décès du président Omar Bongo, trois jours seulement avant l’ouverture du festival.

Si les têtes d’affiche seront bien là, c’est pourtant une version allégée qui sera proposée du 13 au 15 août. « Les artistes en résidence étaient déjà ici lorsque nous avons dû annuler. Et nous n’avons pas les moyens de les faire venir une seconde fois », explique l’organisateur, qui souligne l’importance des partenaires privés, comme l’opérateur de téléphonie Zain, qui apportent 60 % du budget de près de 230 000 euros. Un budget largement inférieur à celui de 2008 (– 30 %).

Pour autant, c’est un aperçu complet du rap d’Afrique centrale que propose le festival, auparavant intitulé Gabao Hip-Hop, qui s’ouvre cette année à d’autres esthétiques, avec notamment le groupe du bassiste camerounais Richard Bona. Une dimension régionale qui se manifeste tout au long de l’année, avec des concerts « tremplin » organisés dans sept pays de la sous-région (Cameroun, Gabon, Tchad, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Congo-Brazzaville, Guinée équatoriale).

Les groupes sélectionnés se produisent ensuite pendant le festival, et l’un d’entre eux recevra le prix Gabao décerné par un jury de professionnels. Avant de participer en tant qu’artistes invités à la prochaine tournée de sélection dans les Instituts français des sept pays, en décembre.

Source: Jeune Afrique


Michael Jakson: La réincarnation d’un pharaon?

août 9, 2009

diapo_michael_jacksonCela fait plus d’un siècle que le musée de Chicago possède une sculpture égyptienne qui ressemble étrangement à Michael Jackson.
Le Field Museum de Chicago n’aura jamais connu autant d’affluence. Le musée abrite entre ses murs un buste égyptien vieux de 3.000 ans dont la ressemblance avec Michael Jackson en devient presque troublante. Les fans arrivent de tous les Etats pour admirer cette statue datée du Nouvel Empire égyptien, entre 1550 et 1050 avant Jésus-Christ.

« Certaines personnes entrent dans le musée en nous demandant « Où est Michael Jackson ?”. Nous leur expliquons qu’il n’est pas là, mais que nous possédons un buste qui lui ressemble », a déclaré à l’AFP Jim Philips, le directeur du musée.
Il faut avouer que la ressemblance entre feu King of Pop et cette statuette est plus qu’étonnante. Les mêmes yeux en amande et les sourcils dessinés, les pommettes saillantes et la bouche fine toute en longueur, sans parler du nez, carrément inexistant. Mais pour ce dernier, l’explication est simple.

Pour désacraliser les statues égyptiennes, les peuples monothéistes ont notamment mutilé les statues qu’ils estimaient être des idoles païennes et idolâtres. Une mutilation qui ressemble fortement à celle de Michael Jackson qui voulait se débarrasser de l’odieux surnom donné par son père, Big Nose (gros nez).

Source: Magazine Voici


Faso Academy 2009: 60 candidats en liste

août 9, 2009

FACL’édition de Faso Academy 2009 a officiellement a été lancée par la Radio télévision du Burkina Faso (RTB), en collaboration avec la société Unilever Burkina le 4 août dernier dans le jardin de la Radio Télévision du Burkina RTB. 60 candidats présélectionnés après le casting dans huit (8) grandes villes du pays sont appelés à compétir. L’innovation majeure cette année de l’événement est son ouverture à 4 villes à savoir Gaoua, Dédougou, Koudougou et Tenkodogo en plus des villes traditionnelles que sont Ouagadougou, Bobo Dioulasso, Ouahigouya et Fada N’Gourma.En attendant la grande finale qui aura lieu dans la capitale à la date de la rentrée télévisuelle de la RTB en octobre 2009, les candidats retenus rivaliseront de talent dans leurs centres respectifs au cours des manches éliminatoires. La chanson de Arnaud, Watinonma est imposée aux artistes en devenir. Les filles feront ensuite un choix entre les chansons des vedettes de la musique burkinabè comme Sissao avec son titre Bamba et J’ai faim de toi de Steaven.

Les candidats masculins pourront opter pour la chanson de l’Armenien Charles Aznavour Et pourtant ou celle de Jacky Rapon Fallait pas. Un jury est mis en place pour la sélection des meilleurs candidats lors des étapes éliminatoires. Le meilleur des meilleurs, désigné à la finale, bénéficiera du prix RTB d’un montant de 2 000 000 F CFA (3 000 euros environ), l’enregistrement d’un album et d’un clip vidéo. La société Unilever Burkina à travers sa marque de dentifrice Close up lui décernera également un prix d’une valeur de 1 000 000 F CFA (1 500 euros), et de nombreux autres lots.


DR DRE EN DEUIL

août 27, 2008

Dr Dre

Dr Dre

Le talentueux rappeur et producteur américain Dr Dre vient de perdre son fils Andre Young Jr âgé de 20 ans dans des conditions plus que mystérieuses.

Ce que l’on sait, le jeune homme est sorti avec des amis dans la nuit de vendredi à samedi. Le Samedi 23 août au matin, sa mère a tenté sans succès de le réveiller, d’après le témoignage du médécin-légiste à l’agence Reuters. Elle a alors appelé les secours qui à leur arrivée, ont constaté le décès du jeune homme.

D’après le médecin-légiste une autopsie a été effectuée, ainsi que d’autres tests dont des examens toxicologiques. Les résultats des examens pourraient se faire attendre jusqu’à six semaines, toujours selon le médecin légiste.

Dr Dre, dont le vrai nom est Andre Young, est devenu célèbre d’abord au sein du groupe NWA aux côtés notamment de Ice Cube et du regretté Eazy E. Suite à des dissensions au sein du groupe, il s’est lancé dans une carrière solo qui l’avait notamment vu gagner un Grammy Awards en 1992 avec son premier album « The Chronic« .

Il s’est par la suite mué en producteur prolifique, ayant amené au devant de la scène des artistes comme Eminem ou 50 Cent artistes avec lesquels il a obtenu une fois de plus un Grammy Awards.
Il a été par ailleurs, l’un des co-fondateurs du label Death Row avec Suge Knight.

Dr Dre annonce pour la fin de l’année 2008, la sortie de « Detox » son nouvel album. Nous y reviendrons sur cette affaire au cours de nos prochaines publications.


FESTIVAL: RECREATRALES 2008

août 1, 2008

Du 06 au 14 octobre 2008 se tiendra à Ouagadougou au Burkina Faso la 5e édition des Résistances Panafricaines d’Ecriture de Création et de Formation Théâtrales .

Crée en 2002 par le comédien Etienne Minoungou, les Récréatrales restent un évènement majeur du paysage culturel burkinabè à l’instar du FITMO Festival des Arts du Burkina et du Festival International de Théâtre et de Développement (FITD). Manifestation bi annuelle, les Récréatrales accueille à chaque édition plusieurs projets de création internationaux et réunis plusieurs créateurs. Cette manifestation constitue un tremplin pour les artistes mais aussi les metteurs en scène. Bien qu’étant à sa 5e édition, les Récréatrales se distinguent des autres manifestations de part son contenu. La Quarantaine qui a réunis de décembre 2007 à février 2008 des professionnels du théâtre africain et burkinabè. Elle a été un creuset pour ces derniers. Les Résidences elles, se tiendront du 14 août au 5 octobre à Ouagadougou. Les compagnies Théâtr’Evasion du Burkina, Kadam Kadam du Togo, Gogle Espace Arts du Bénin, Arène Théâtre du Niger et la Compagnie L’œil du Cyclone Burkina Côte d’Ivoire y prendront part.

Ces ateliers visent à permettre aux différentes compagnies de parfaire leur création. Pour cette 5e édition du festival, une douzaine de représentation seront programmées dans les salles du Centre Culturel français Georges Mélies, de l’espace culturel Gambidi, de l’Atelier Théâtre Burkinabè (ATB), du Carrefour International du Théâtre de Ouagadougou (CITO), mais aussi dans les espaces publics de la ville de Ouaga. Une cérémonie de dédicace permettra de présenter « Collection Récréatrales ». Cet ouvrage comporte les textes des auteurs qui ont participé aux précédentes éditions du festival . Un forum réunira les acteurs et professionnels du monde du théâtre afin de débattre sur des thèmes. Des animations seront au programme au village du festival qui ouvrira ses portes à partir du 06 octobre 2008. Le roi de la Djongo music Bil Aka Kora va s’assurer de l’animer en compagnie d’autres artistes talentueux. Soulignons que le prochain album de Bil qui sortira très prochainement a connu la participation du célèbre bassiste camerounais Etienne M’bappé et Ray Lema, virtuose du piano


LE « BAOBAB » DE LA RUMBA CONGOLAISE S’EN EST ALLE

août 1, 2008

Le révéré musicien congolais Wendo Kolosoy est décédé le lundi à 05:40 à la clinique Ngaliema à Kinshasa. Il est considéré par des nombreux experts de la musique comme le père de la rumba congolaise.

Le regretté Wendo Kolosoy est né à Mushie, dans la province du Bandundu. Son nom à la naissance a été Antoine Kolosoy. Il débuta sa carrière musicale dans les années 1940 avec le groupe Victoria Kin. On le surnomma alors “Windosor” en référence au duc de Windsor. Le surnom rapidement évolué pour “Wendo Sor” plus tard le “Sor” a tout simplement disparu pour laisser place a Wendo tout court.

Son premier succès a été « Marie-Louise » en 1948. Tube qui deviendra rapidement un succès international. Wendo Kolosoy de la musique est un mélange de sons africains, la rumba, guitares et une voix très particulière.

Il est considéré comme un des plus grands musiciens congolais de tous les temps. À 83 ans, il avait vu plus de cinq générations de musiciens suivre ses pas. Dans sa vieillesse, il est resté vénéré par ses pairs et est resté un ancien État de la rumba congolaise.

La chanson « Marie-Louise » a été réputée avoir des pouvoirs magiques (capables a ressusciter les morts). Cette chanson fut un moment censurée par l’Eglise catholique a cause de cette réputation dite « diabolique ». Wendo a dû se replier à Kisangani pendant un certain temps. Récemment, il a chanté dans des chants patriotiques comme «Mwana Mpwo” pour le franc congolais et «Juu ya M’zee” pour l’effort de guerre. Il a fait l’objet du documentaire de 2007 “Sur la rivière Rumba» par Jacques Sarasin.

Marie Louise


FESTIVAL: NUITS ATYPIQUES DE KOUDOUGOU, ALPHA BLONDY ANNONCE

août 1, 2008

Voilà treize ans que l’Association Bénèbnooma dirigée par Koudbi Koala organise les Nuits Atypiques de Koudougou, dans la ville de Koudougou située à une centaine de kilomètres à l’Ouest de Ouagadougou.

Culture et développement sera le thème de la 13e édition des Nuits Atypiques de Koudougou (NAK) qui se tiendra du 26 au 30 novembre 2008. « La culture a sa partition à jouer dans le développement … » a expliqué Koudbi Koala, président fondateur de l’Association et directeur artistique des NAK. Au total, 111 dossiers d’artistes parmi lesquels 14 dossiers d’artistes internationaux ont été reçu par le comité national d’organisation des Nuits Atypiques de Koudougou (CONAK). Ces dossiers seront tout d’abord présélectionnés avant de passer à l’étape de sélection qui désignera les artistes qui prendront part aux NAK de cette année. Durant cinq jours, la ville de Koudougou sera en effervescence.

En dehors des spectacles payants qui auront lieu en salle, des manifestations populaires telles que le cross populaire et la tribune off, permettront à la population de cette cité de 80.000 habitants environ, de vivre l’événement en plein temps. La tête d’affiche de cette 15e édition reste la star du reggae internationale Alpha Blondy qui est annoncé. Malheureusement, l’une des inquiétudes du CONAK reste le manque d’infrastructure adéquat qui puisse accueillir un artiste à la stature de Alpha Blondy. Des mesures seront pris de sorte à permettre à cette icône de la musique mondiale de se produire dans la ville de Koudougou pour le bonheur des fans de l’artiste. Les Nuits Atypiques de Koudougou ne seront pas que festif. Des rencontres professionnelles permettront aux acteurs de la culture d’échanger sur des thèmes qui iront à l’égard du thème principal de cette 15e édition du festival.


Les vingt ans de « The Source »

juillet 19, 2008

Lancé en 1998 par David Mays et Jon Shecter aux USA, The Source aura fait sa loi sur la scène hip hop mondiale. Après le scandale Eminem et avec l’arrivée de son concurrent XXL, la soi-disante bible du hip hop peut-elle toujours prétendre à ce titre après vingt ans d’existence ?

De l’eau dans le désert

D’une simple newsletter annonçant l’agenda des concerts à la revue la plus influente de la culture Hip-Hop, The Source a connu une ascension fulgurante. Fondé à Boston par deux étudiants (David Mays et Jon Shecter) par ailleurs disc jockeys sur la radio de leur campus, le magazine prend forme lors de l’été 1989 avec sa première couverture en couleur, mettant en scène un des rappeurs majeurs de l’époque, LL Cool J. Mays et Shecter sont rejoints par un troisième membre originaire de San Francisco, James Bernard, et The Source déménage à New-York.

A une période où la notion de média Hip-Hop n’existait pas encore, le bien nommé magazine s’impose rapidement comme la source d’information numéro 1 du genre. Le tirage est encore modeste (40 000 copies), mais les rentrées publicitaires sont déjà encourageantes et le public vite conquis. « A l’époque, on avait l’impression que si « The Source » ne couvrait pas certaines choses, personnes d’autres ne le ferait », expliquait en 2005 Reginald Dennis, ancien music editor du magazine, sur le site hiphopdx. « Nous étions dans une position où nous vendions de l’eau à des gens morts de soif en plein milieu du désert. La diffusion était faible à l’époque, peut-être 40 000 copies. Si tu n’étais pas dans le magasin de disques au moment où il arrivait, tu n’étais pas sûr de pouvoir trouver un exemplaire ce mois-là. Il y avait des émeutes en prison partout dans le pays parce que les détenus se battaient littéralement pour une copie du magazine. Il y avait des bastons chez les disquaires quand deux mecs essayaient simultanément d’attraper le dernier numéro disponible. »

Durant le passage de Dennis, The Source connaît son âge d’or (1990-1994). La célèbre rubrique Unsigned Hype, qui a révélé Notorious B.I.G. ou Eminem, fait son apparition. Tout comme la notation des albums avec un barème de micros, le fameux « five mics » étant le Saint-Graal donnant accès au statut de classique. Et la revue se distingue par des couvertures audacieuses, dont celle où Dr. Dre pointe un flingue sur sa tempe, en 1992 avant la sortie de The Chronic, ainsi que des sujets de sociétés forts sur l’épidémie de crack et de cocaïne ou les brutalités policières. Le magazine n’aura alors jamais mieux porté son surnom de « Bible of Hip-Hop » et devient une référence, y compris en dehors des Etats-Unis où les rares exemplaires qui circulent sont vénérés tels des reliques.

Benzino le fossoyeur

Le problème d’une Bible, c’est que son message peut-être perverti lorsqu’elle tombe entre les mains d’un prêcheur animé par de mauvaises intentions. Dans le cas de The Source, le ver était dans la pomme. Un ver nommé Raymond Scott, aka Ray Dogg, aka Benzino, leader du groupe Almighty RSO. Petit malfrat lui aussi originaire de Boston et rappeur quelconque, Benzino compris vite que sa seule chance de percer était de profiter de la position de son « ami » David Mays, de son côté à la recherche de « street credibility ». Une stratégie qui n’a jamais réussi à faire décoller la carrière de Zino, mais a démoli lentement mais sûrement l’image The Source.

Si beaucoup de choses ont été écrites (et démenties par les intéressés) sur les méfaits de la relation entre David Mays et Raymond Scott, quelques certitudes demeurent. D’abord, en 1994, Mays publia sous un faux nom un sujet sur Almighty RSO dans le dos de sa rédaction, provoquant le départ de plusieurs rédacteurs influents. Quelques années plus tard, l’album Classic Limited Edition 1998 de son nouveau groupe, Made Men, allait recevoir la note quasi-parfaite de 4,5 mics. Responsable du pôle musical de 1990 à 1994, Reginald Dennis raconte qu’à cette époque Ray et ses acolytes venaient régulièrement dans les locaux menacer des employés, et même Mays, afin d’obtenir un traitement favorable dans le magazine. Ambiance.

Au tournant des années 2000, la situation empire quand Benzino décide de transposer dans The Source le beef qui l’oppose à Eminem, la nouvelle coqueluche du rap américain. Bien que signalé par la rubrique Unsigned Hype dès 1998, Marshal Matters ne fait pas partie des chouchous du mag. Mais l’attaque en règle qui va être menée à l’initiative de Benzino va faire couler beaucoup d’encre. Point d’orgue de la confrontation, une couverture hautement polémique dépeint Eminem comme un raciste suite à l’exhumation d’une cassette où le rappeur blanc insulte les femmes noires. Problème, personne ne suit The Source dans sa croisade.

XXL m’a tué

Par effet domino, The Source se brouille avec Interscope, le label qui produit Eminem mais aussi 50 Cent et son G-Unit ainsi que Dr. Dre. Autant d’artistes poids lourds qui ne figureront plus dans les pages du magazine, dont les recettes publicitaires commencent à décliner. Une aubaine pour XXL, concurrent lancé en 1998 par d’anciens rédacteurs The Source qui va lui ravir la place de numéro un, tant en termes de ventes que de réputation. En parallèle, les poursuites judiciaires et les problèmes financiers s’accumulent. Les pigistes ne sont plus payés, les journalistes se barrent les uns après les autres. La rédactrice en chef Kim Osorio, virée en 2005, attaque le magazine pour harcèlement sexuel. Point sur lequel elle sera déboutée, même s’il elle touchera 15 millions de dollars pour licenciement abusif.

Un temps valorisé à hauteur de 100 millions de dollars, l’empire créé par David Mays commence à vaciller. La société Black Enterprise, qui a acquis une partie du capital de The Source, parvient même à déloger Mays et Benzino en 2006. Jeremy Miller reprend la main. Mais le mal est fait. The Source, surnommé « The Sauce » par ses détracteurs, n’est plus le média prédicateur qu’il fut lors de son âge d’or, s’apparentant plutôt à un gros catalogue où quelques articles musicaux se battent en duel au milieu de pages modes, shopping, de tests de voiture de luxe ou des filles dévêtues de la rubrique Dime Piece. En 2007, la banqueroute est prononcée. Le mag doit repartir de zéro. Ou presque.
Dans ce contexte houleux, The Source doit pourtant célébrer ses 20 ans d’existence en août 2008, comme l’annonce son site web laissé complètement en friche depuis plusieurs mois.

La nouvelle direction a beau juré que le retour au vrai hip hop est là, avec notamment une rubrique de 20 pages consacrées aux artistes indépendants, rien n’invite à l’optimisme. Et surtout pas la prochaine couverture consacrée à… Nelly, symbole du hip hop bling bling et commercial qui dicte sa loi depuis de nombreuses années. Finalement, The Source est à l’image du mouvement qu’elle a accompagné depuis toutes ses années, un peu perdu et coupé de ses racines. Pour ne pas dire complètement fourvoyé.

Edouard Orozco


FESTIVAL INTERNATIONNAL DE LA MUSIQUE GNAOUI D’ALGERIE

juin 15, 2008

Le festival international de la musique Gnaoui 2ème édition aura lieu du 6 au 11 juillet 2008 a l’Office Riadh El Feth (OREF) d’Alger en Algerie. La programmation artistique de cette année est axée autour de l’Afro Gnawa Jazz, tout comme la première édition. Cette programmation permettra aux festivaliers de découvrir des sonorités de la culture « Gnawa » d’Algerie. Le festival national de la musique « Gnaoui » de Bechar qui s’est tenu du 24 au 29 mai 2008, reste un cadre de promotion et d’échange de la culture algérienne. Dans l’optique de mieux faire vivre cet événement aux festivaliers, un pole cinéma sera mis en place, oû plusieurs films seront projetés tous les après midi du 7 au 11 juillet 2008 à la salle Ibn Zeydoun de l’Office Riad El Feth (OREF).
Cette même salle accueillera des artistes de renom qui assureront un Master Class, une sorte de rencontre pédagogique avec tous les passionnés de musiques entre autres artistes amateurs et professionnels ou encore des mélomanes.


JAZZ A OUAGA: Ca swingué !

juin 14, 2008

Placé sous le thème « Jazz dans la cité : facteur de développement local », la 16e édition du festival Jazz à Ouaga s’est tenue du 25 avril au 03 mai 2008 dans les villes de Ouaga et Bobo Dioulasso avec au programme une brochette d’artistes venus des quatre coins du monde.


Comme à l’accoutumé, les organisateurs ont réussi le pari de réunir des artistes de renommée internationale sur une même scène. Au programme, Ba Cissoko de la Guinée Conakry sollicité à plusieurs reprises, l’artiste n’avait pas pu jusque là dégager un temps dans son agenda très chargé pour participer au festival, Etienne M’bappé et Roland Tchakounté du Cameroun, Jean Goubald et Ray Lema de la RDC, sans oublier Bil Aka Kora et Eugène Kounker du Burkina Faso.. Durant dix jours, les mordus du jazz ont investi les salles du Grand Méliès du centre culturel français de Ouagadougou et du jardin de la musique Reemdoogo. Ba Cissoko et ses musiciens ont revisité la musique mandingue au son de leurs koras électriques, chose jamais vu, et de leurs percussions endiablées. Le public du Grand Méliès s’est déchainé en esquissant des pas de danse.

L’un des spectacles les plus attendu a été celui du 30 avril. A l’affiche, Jean Goubald, Bil Aka Kora et Ray Lema. En dépit de la fine pluie qui est tombée sur la capitale burkinabè, la salle a enregistré une forte température. Ce beau spectacle offert a été le fruit d’une résidence musicale que le « baobab » de la roumba congolaise Ray Lema a tenu en compagnie de Jean Goubald et Bil Aka Kora. Ce fut une belle fusion entre la roumba congolaise et la djongo music de Bil. La salle a bien swingué et n’est pas prête à oublier. Passage très remarqué de l’un des bassiste hors pairs du continent africain, Etienne M’bappé et son groupe le « Su La Také » composé de jeunes talents ont fait sensation lors de cette 16 édition du festival. Au cours de sa prestation, il a tenu a inviter un jeune flûtiste burkinabè, Simon Winset, le cadet de l’autre à l’accompagner. La révélation de ce festival reste le groupe Djmawi Africa de l’Algerie. Ces ambassadeurs de la culture « Gnawa » ont conquis les mélomanes Ouagalais avec leur musique inspirée de leur terroir. Jazz à Ouaga n’a pas regroupé le férus de cette musique dans les salles seulement.

Le village du festival a été un cadre d’échange, de brassage, ou des artistes sont venus jamer et sympathiser avec leurs fans. Anita Beamon Freeman des USA, les Woody de la Côte d’Ivoire, Mike Del Ferro de la Hollande ou Yappa Jazz Quartet de la France, sont passés tour à tour après leurs prestation en salle. L’une des innovation du festival reste le concours Jazz Performance doté des prix Africalia du Saxo d’or, d’argent et de bronze aux trois meilleurs. Les deux premiers du concours à savoir Toumboudé (saxo d’or) et Max Ray Band (saxo d’argent) ont sillonné cinq villes du Burkina pour le compte de la caravane du festival.